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Recommandations ANAES

PRISE EN CHARGE DIAGNOSTIQUE ET THERAPEUTIQUE
DE LA MIGRAINE CHEZ l’ADULTE ET CHEZ l’ENFANT :
ASPECTS CLINIQUES ET ECONOMIQUES

Octobre 2002, Extraits, l'intégralité des recommandations est disponible sur le site de l'ANAES : www.anaes.fr

 


Traitement de la crise

Les molécules suivantes sont recommandées chez l’enfant et l’adolescent (accord professionnel) :

en première intention : l’ibuprofène chez l’enfant de plus de 6 mois ;

Puis :
• le diclofénac chez l’enfant dont le poids est supérieur à 16 kg,
• le naproxène chez l’enfant de plus de 6 ans ou dont le poids est supérieur à 25 kg,
• l’aspirine en monothérapie ou en association au métoclopramide,
• le paracétamol en monothérapie ou en association au métoclopramide,
• le tartrate d’ergotamine chez l’enfant de plus de 10 ans.

Dans le traitement de la crise de migraine modérée à sévère, chez l’adolescent de 12 à 17 ans le sumatriptan spray nasal (10 à 20 mg) est efficace (grade A).

Les données de la littérature ne sont pas suffisantes pour conclure à l’efficacité :
• du sumatriptan par voie orale et injectable chez l’enfant et l’adolescent ;
• du sumatriptan spray nasal chez l’enfant de 5 à 12 ans.

Il est recommandé (accord professionnel) :
• de prendre le traitement de la crise le plus précocement possible ;
• d’utiliser la voie rectale en cas de nausées et de vomissements ;
• d’utiliser la voie per-nasale à partir de 12 ans ou chez les enfants dont le poids est supérieur à 35 kg ;
• d’utiliser le sumatriptan spray nasal en cas d’échec du paracétamol, de l’aspirine et des AINS ;
• pour les triptans et les dérivés ergotés, d’attendre l’apparition de la céphalée pour traiter une crise avec aura.


Traitement de fond


Traitement non médicamenteux
La relaxation, le rétrocontrôle (biofeedback) et les thérapies cognitives et comportementales de gestion du stress peuvent être recommandés (grade B). Ces traitements sont plus efficaces que les bêta-bloquants (grade B).

Les données de la littérature permettent de conclure à l'efficacité de la relaxation, du retro-contrôle, des thérapies comportementales et cognitives dans la prévention de la migraine chez l'enfant et l'adolescent, où ces méthodes sont préférables de première intention aux traitements médicamenteux. il n'est pas possible de conclure à la supériorité d'une de ces thérapies par rapport aux autres.

Traitement médicamenteux
Il est recommandé de faire appel au traitement médicamenteux de fond après échec des traitements non pharmacologiques (accord professionnel).

En l’absence de preuve scientifiquement établie, les molécules suivantes peuvent être recommandées, en cas d’échec des traitements non médicamenteux ou de crises migraineuses particulièrement fréquentes et sévères (accord professionnel) :

• la flunarizine chez l’enfant de plus de 10 ans, 5 mg/jour ;
• la dihydroergotamine, 5 à 10 mg/jour ;
• le pizotifène chez l’enfant de plus de 12 ans, 1 mg/jour ;
• le propranolol, 2 à 4 mg/kg/jour ;
• le métoprolol, 25 à 50 mg/jour ;
• l’oxétorone, 15 à 30 mg/jour ;
• l’amitryptiline, 3 à 10 mg/jour.

Il est recommandé d’utiliser ces molécules à faibles doses, afin de limiter les effets indésirables, à type de sédation notamment.